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REGISTRES DU BUREAU
[i559]
Du xxvc jour d'Octob
En Assemblée le jouVille de Paris, de mechans, Eschevins, ConsVille, pour oyr et ent
LXVIII. — [Pour la seureté et deffence de la Ville.]
25 octobre 1 55a. (A fol. i4 r°; B fol. 35 v°.)
conclud et deliberé de remercier trés humblement le Roy de l'amytié et bon voulloir qu'il porte à sa bonne ville de Paris et habitans d'icelle, comme le demonstrent lesdictes lettres et autres qu'il a, n'a gueres, escriptes à lad. Ville <2'.
tant du costé de Picardie que Lorraine; en laquelle se sont trouvez c'est assavoir M :
monsr m° Christofle de Thou, Prevost des Mar­chans ;
Lormier, Des Prez, Le Lorrain et de Breda, Es­chevins;
messieurs le president Luillier sr de Boulencourt, De Livres, Du Drac, Prevost [de Villabry], Le Comte, [m° Cosme] Luillier sr Du Saulsay, Paluau, Croquet, de Jumeauville, [le bailly] Courtin, [mc Thierry de] Montmirel : Conseillers de lad. Ville ;
Lescalopier, Boucher, Parfaict, Paulmier, Courtin, Pellerin, Gohory, Danetz, Kerver, Hac : Quarteniers rie lad. Ville.
Après lecture faicte desdictes lettres du Roy, autres de Monseigneur le reverandissime Cardinal de Bourbon et autres de Monseigneur le duc de Montmorancy, pair et connestable de France, a esté
Que la garde des portes se continuera encores pour quelque temps, et yront en personne les chefz d'hostel et non leurs servileurs;
Que le guet bourgeoys se continura pareillement jusques à la Tous Sainctz ou quelque temps après;
Que la description des habitans de Paris, quelz gens, harnoys etbastons de deffence ilz ont, se con­tinura en toute dilligence par lesdictz Quarteniers '3';
Seront faictz articles pour adviser cc qui est bon et neccessaire de demander au Roy pour la seureté et deffence de lad. ville, lesquelz seront communi­quez ausd. Conseillers de la Ville pour avoir sur ce leur avis;
Sera mandé sire Vincent Maciot [Quartenier de lad. Ville], pour estre oy sur ce que la porte Sainl Michel n'a point esté gardée selon le mandement à luy envoyé '*'.
LXIX. — [Rapport de Thomas Le Lorrain
25 octobre 1552.
Ce jourd'uy est arrivé de Compiegnes sire Tho­mas Le Lorrain, l'ung des Eschevins de la ville de Paris, envoyé vers les habitans d'icelle (G' pour leur faire entendre tout ce qui se feroit par deçà pour leur scecours et ayde, et pour sçavoir au vray de la retraitte des ennemys et du degast par eulx faict en la Picardye.
Lequel a rapporté que ceulx dudict Compie­gnes l'avoient faict conduire par deux chevaulx legers jusques en la ville de Noyon ; et que lad. ville estoit bruslée, ruynnée et tellement degastée qu'il n'y apparessoit ligure de maison, mais que
, Eschevin, sur les affaires de Compiegne.]
(B fol. 36 v°) <->.
estoit demouré seullement cn nature l'eglise catre-dralle de Nostre Dame; ct que le commung bruyt estoit que les gens de la justice et principaulx dudict Noyon estoient herecliques, tellement que l'on estimoit qu'ilz avoient esté cause de la ruynne de lad. ville par pugnilion divine.
Et estoient en l'armée des Bourguignons par com­mune estimation de vingt à vingt cinq mil hommes, gens ramassez et de petit effect dont estoit chef les' Du Ru, conduitz par un archier de la garde du Roy, n'a gueres banyde sa Court; lesquelz ayent entendu la venue de quelque nombre d'hommes d'armes que
O Rédaction de B : .....pour oyr la lecture des lettres da Roy ci devant transaiptes, et entendre les bonnes nouvelles tant da costé
de la Picardie que de par delà, sont comparuz......
(2' Voir ces divers documents aux art. ci-dessus LXII â LXVL
(3) Ces diverses mesures de police ne font que rappeler une partie de celles qu'avait édictées l'Ordonnance du so octobre : voir ci­dessus art. XLVII.
(*' Voirie mandement en date du 20 octobre, art. ci-dessus XLIX.
(-) Ce document a été transcrit après coup en marge de la page.
(6) Thomas Le Lorrain était parti le 21 octobre, porteur des lettres transcrites à l'art. LV ci-dessus.